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abdelkrim

Salam aleykoum wa rahmatoullah wa barakatouh.

 

J’ai tenté plusieurs fois de vous écrire via le formulaire de votre site, mais j’ai toujours eu un message d’erreur. Je n’ai hélas plus de copie du long message que je vous avais envoyé, je vais donc me permettre de le résumer par deux questions. Merci de votre compréhension. On dit souvent en Islam que tout est permis dans la sexualité, excepté la relation sexuelle pendant les menstrues et la pénétration anale. Je me pose cependant la question de la licéité des déviances sexuelles (tel que le fétichisme des pieds et des chaussures, les jeux de domination/soumission, etc.). Quel est leur statut en Islam ? Est-ce autorisé dans un couple d’avoir ce genre de pratique ? Ou bien s’agit-il d’une pratique haram ? Ensuite, que doit faire celui ou celle qui a une plus forte attirance pour les pratiques déviantes que pour la sexualité normale ? Doit-il choisir le célibat (qui devient pour lui synonyme de péchés) ? Ou doit-il se marier, en prenant le risque de ne pas satisfaire la personne avec qui il sera marié ?

 

En vous remerciant d’avance pour votre réponse.

 

Wa ahleik salam akhi al karim,

 

Il est vrai que beaucoup de personnes se sont plaintes de n’avoir pu me joindre via mon site, parfois en raison de problèmes techniques et parfois pour d’autres raisons que malheureusement j’ignore. C’est pourquoi j’invite mes lecteurs et mes lectrices à perdurer dans leur volonté à me poser des questions, même si je mettrai du temps à leur répondre car j’avoue être débordé par leur grand nombre, bien que je m’efforce de répondre à une question par jour.

 

Concernant ta question, il est vrai que le principe de base dans la jurisprudence musulmane est la permission dans le sens où tout est permis à l’exception de ce qui est explicitement interdit notamment la pénétration anale et les rapports vaginaux durant les menstrues pour ce qui concerne la sexualité. Cela dit, concernant le statut du fétichisme des pieds et de l’issue prônée par l’Islam pour la personne affectée par des pratiques sexuelles déviantes, sache qu’une telle pratique est interdite car il est interdit d’imiter les mécréants selon le récit authentique où le Prophète dit « celui qui ressemble à un des peuple devient l’un des leurs. »[1] Or, la manière de réaliser un culte fait aussi partie du culte, et nous savons que la sexualité fait partie de l'adoration dans la mesure où celui qui accomplit un rapport sexuel dans le hallal est récompensé alors qu’à l’opposé celui qui l’accomplit dans le harram est châtié ! En effet, les compagnons demandèrent au Prophète : « ô Messager d’Allah, l’un de nous pourrait obtenir une récompense du simple fait d’assouvir ses plaisirs charnels ? «  - Il leur dit : «  Ne voyez-vous pas que s’il les assouvissait illégalement, il commettrait un péché ? C’est pourquoi il est récompensé pour s’être contenté de ce qui est légal. »[2]

 

 Sache en outre, que le fétichisme des pieds ou des chaussures, à l’instar des troubles obsessionnels compulsifs (ex : toc), est une maladie liée au monde invisible car celui qui est affecté par ce genre de paraphilie traduit, en réalité, une forme de faiblesse à l’égard d’une attirance pour une relation sexuelle avec un démon localisé exactement dans les pieds. Il en va de même, des pratiques sadomasochistes qui sont des pratiques sexuelles utilisant les tortures, les jeux de domination et d'humiliation dans la recherche du plaisir sexuel. Ce genre de pratique est spécifique aux démons ou aux humains qui veulent s’accoupler avec des diables car les diables, par principe, se réjouissent effectivement du mal qu’ils peuvent générer chez autrui, et quand, par déduction, la recherche du plaisir sexuel s’opère par la voie de la douleur et du mal, c’est donc en quelque sorte une forme d’acceptation du diabolisme à l’endroit de la sexualité.

 

En somme, puisqu’il est interdit d’imiter les mécréants, il devient encore plus interdit d’imiter les diables ! Je t’invite, par conséquent, à te soigner par :

- la cassure doctrinale du lien affectif que tu peux entretenir avec tes démons

- l’extraction de tes diables qui te poussent vers de telles pratiques au moyen de la roqya

 

 

Mahdy Ibn Salah

 

 

 



[1] Ahmad, Abou Daoud
[2] Moslim
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